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            Je suis né dans les chambres de bonnes d'une maison Louis XV-XVI du Quai des Chartrons de Bordeaux, au 95, un numéro qui allait me coller à la peau sous toutes ses formes 95, 15, et autres multiples comme 45 puisque je suis né en 1945, bien que conçu dans le même lieu en juin 1944 alors que les Allemands faisaient sauter leurs arsenaux de Cenon avant de quitter Bordeaux désarmés sous la protection d'un représentant de la Préfecture de Bordeaux bien connu et de l'envoyé de de Gaulle futur maire de Bordeaux pendant de très nombreuses décennies.

            La famille avait quitté Bordeaux pour le Lot à l'arrivée des Allemands et sont rentrés après les trains de Papon. Vous pouvez imaginer pourquoi. Une grand-mère, morte en 1938 environ, heureusement, si on peut dire. Papon n'aurait pas pardonné. Je suis donc venu au monde dans les discussions et les débuts de longues procédures de collectage de témoignages de ces trains du diable autour du conseiller municipal Basile, dont peu doivent se souvenir, sauf Chaban Delmas s'il était encore des nôtres.
            Le reste n'est qu'une histoire de fils cadet (deuxième sur cinq enfants) d'une famille ouvrière dont le père était un peu trop militant, nous permettant de dire bonjour aux inspecteurs du chômage le matin en partant à l'école. La famille est depuis éparpillée partout en France. Je ne garde de ces longues années que des souvenirs de dignité plus ou moins bafouée et de lutte quotidienne pour être au-dessus du raz de marée social permanent des trente glorieuses qui n'avaient rien de glorieux avant 1968, année ou le SMIC paternel a été doublé. Et je travaille depuis 1961 .

«… Et la musique de tous les instants, de tous les moments, de toutes les minutes. 
Sans musique je ne vis point, je ne vois rien, je ne veux rien, je ne vaux rien ...»

            Le second souvenir est celui de l'appel des pays lointains: Angleterre, Congo Kinshasa, Allemagne (Est et Ouest), Congo-Brazzaville, Etats Unis (beaucoup), Canada, Belgique, Pays Bas, Ecosse, Irlande, Autriche, Sri Lanka, Suisse, toujours pour travailler de mineur de lignite à Borna en Allemagne de l'Est, à enseignant d'université en Californie, de traducteur volontaire à Genève ou Londres pour les Forums Sociaux et autres à enseignant de l'anglais du Bouddhisme dans un monastère Bouddhiste. Rien ne saurait m'empêcher de regarder le soleil en face. Les marges ne sont faites que pour être envahies et explorées et j'ai plus d'une marge dans ma poche, bien qu'aucune chambrière d'hôtel.

            Ecrire, lire en public, produire en radio, performer sur scène, écrire pour la scène, publier des milliers de pages et être publié dans le monde entier, et ce n'est jamais assez, assez loin, et assez long. Courir de spectacle en spectacle, théâtre, opéra, concert, festival, si je devais les compter il faudrait pendant toutes ces années compter des centaines et des centaines, peut-être un ou deux milliers. Depuis quelques années (2005)suis plus sélectif et surtout le DVD me donne accès à des choses que je ne pourrais de toutes façons pas voir à San Francisco, Paris, Berlin, Londres, Beijing (Pékin pour les Français), Tokyo ou je ne sais encore quelle Los Angeles.

Et la musique de tous les instants, de tous les moments, de toutes les minutes. Sans musique je ne vis point, je ne vois rien, je ne veux rien, je ne vaux rien. Un des fondateurs des radios libres avec Radio Quinquin en 1979 quand cela valait la prison, une pièce musicale dans le Nord Pas de Calais (Centre Dramatique National de Béthune) en 1986, une pièce de marionnettes entièrement chantée au Théâtre Louis Richard de Roubaix en 1994-95, d'innombrables performances de scène, petites scènes certes mais les petites tailles ne sont pas nécessairement les moins intéressantes. Quelques chansons dont Mary Go Round en 93-94 pour n'en citer qu'une.

            Ma langue maternelle est le Bordeluche, un dialecte créolisé de l'Occitan, j'ai appris le français à l'école et ne le possède toujours pas comme l'Académie Française le voudrait, et je n'en ai cure, ni curé d'ailleurs, ma langue préférée est l'anglais et ma langue romantique est l'allemand. J'ai juré ne jamais apprendre l'espagnol tant que Franco serait en vie. Quand il est mort c'était trop tard. L'esperanto est dans uen case quelque part, mi opinias. Je pratique une demi-douzaine de langues pour l'opéra et la musique classique, et ma dernière langue est lesumérien après le pali.

Je laisse le reste à google… (ce texte est en accès libre.)