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                                            UNE VASTE HISTOIRE PERSONNELLE

Il y a des années que je lis cette Apocalypse en anglais, en français, en vieil anglais même, et dans quelques autres langues. Le vieux norois est amusant. C’est pour moi le texte le plus mystérieux qui soit car il raconte une histoire très ancienne qui date du déluge qui suivit la dernière glaciation en l’habillant des couleurs de la prédiction, rôle d’étoile du berger qui révèle l’avenir, de l’empêcheur de tourner en rond au seul profit du mal. Mais comment vivez-vous cette destinée?

Je vis dans le dragon autant que dans la bête. Je frémis avec les quatre chevaux et leurs cavaliers. Je tremble avec Babylone, cette pute céleste et divine, peut-être pas du dieu des Juifs ou des Chrétiens, mais d’un dieu quelque part dans une quelconque galaxie. Je halète au sort de la femme enceinte qui porte son destin, et le texte dit le nôtre aussi, entre ses mains, façon de parler. Femme qui nous représente tous, celle qui enfante notre passion dans sa douleur, ma proie, ma chair, le sang dont je m’abreuve.

Mon adaptation poétique se veut fidèle au texte biblique mais veut lui donner une forme qui rende ce texte, pour moi admirable, musicalement riche. Il ne s'agit ni de le désacraliser, ce qui serait facile, ni de le fétichiser, ce qui serait contreproductif. Bien au contraire il s'agit de le rendre lyrique et fort pour une oreille moderne française. Le sens du texte pour moi est autant dans la forme que dans les mots. La forme poétique donne aux mots une vigueur que j'ai voulu spirituelle au sens de la spiritualité humaine que je trouve et pratique dans plusieurs religions qui m'ont influencé dans ma vie, le Christianisme, le Judaïsme, le Bouddhisme et l'Islam, sans compter les formes africaines d'animisme.

La mise en voix essaie de garder le fil du récit avec l'Apôtre qui régulièrement donne les moments clés du texte. Mais en même temps la mise en voix et le traitement des voix permettent de particulariser les personnages et donc de donner une dimension dramatique au récit.

J’ai demandé à bien des compositeurs de mettre cet oratorio en musique, mais ce fut toujours une œuvre trop importante. J’ai essayé avec Annunzio Coulardeau une production en direct, en live, en plain chant, en plein air à Olliergues, lui, assurant la sonorisation et une composition de musique concrète et électronique plus ou moins improvisée. La première moitié seulement a été produite dans ces conditions. Une production en queue de poisson, en épingle à cheveux, en tête à tête fulgurant?

Certains tremblent à la religion, d’autre à la longueur, d’autres encore tremblent devant la palette de voix à réunir, produire, construire, gérer. Et que dire de la musique ! Kévin Thorez s’y est mis lentement et il aura fallu trois ans pour réussir l’enregistrement, la composition et le montage. Trois ans d’une quadruple gestation comme les quatre chevaux prestigieux. Musique qui incruste le quaternaire pénil dans le ternaire lubrique, sous la rigoureuse bienveillance de l’Agneau, sous la stricte compassion de l’Apôtre, sous le lascif intérêt de Babylone Fille Joyeuse.

Dites-moi donc si le texte en vaut la peine, et si la musique emporte bien l’aventure vers une fin qui, loin d’être salvatrice, est en fait des plus dramatique, tragique, car on vous raconte ici la fin de l’humanité matérielle et sa simple survie virtuelle.

Et l’Apôtre Jean de demander : « Mais est-ce aussi simple ? »

« Rien n’est jamais aussi simple qu’on le voudrait ! » répond l’écho divin.

Jacques COULARDEAU